Notre territoire

Présentation & chiffres clés

Situé en limite nord du plateau de la Brie, le village de Guermantes est une commune rurale du nord-ouest du département de Seine et Marne.

A l’entrée ouest du village, se trouve le château de Guermantes. Un peu plus loin, l’avenue des Deux Châteaux passe devant l’église et la mairie et conduit vers la place du Temps Perdu, espace de jeux et de rencontre entouré d'habitations, de commerces et d’une petite zone d’activité. 

Géographie

  • 1,26km2

    Superficie

    La superficie de son territoire en fait l’un des plus petits villages de Seine et Marne.

  • 910 h/km²

    Densité

    En comparaison, le territoire de Marne et Gondoire compte 1 009 h/km².

  • 100m

    Altitude moyenne

    C’est l’altitude moyenne de Guermantes. Au nord, en bas d’une petite vallée, coule le ru de la Gondoire, un tout petit affluent de la Marne.

Population

La population légale pour l'année 2020 est au nombre de 1 171 Guermantais(es). La partie ancienne du village borde l’avenue des Deux Châteaux et jusqu’aux années 1970 la population n’a que rarement dépassé les 200 personnes. Elle a commencé à croître en 1975 avec la construction du Val Guermantes. L’aménagement des Lilandry à la fin des années 1980 a fait bondir ce chiffre à plus de 1 444 habitants. 

Derniers chiffres

  • 1175

    2021

  • 1171

    2020

  • 1168

    2019

  • 1166

    2018

Situation administrative

Guermantes est administrativement rattachée :

  • au département de Seine et Marne dont la Préfecture est Melun
  • au 5ème arrondissement de Seine et Marne : chef-lieu et sous Préfecture est Torcy
  • au canton de Lagny sur Marne. Avec Carnetin, Chalifert, Chanteloup en Brie, Conches sur Gondoire, Dampmart, Gouvernes, Jablines, Lesches, Montévrain, Pomponne, Saint Thibault des Vignes et Thorigny sur Marne, Guermantes compose le 9ème canton (la Seine et Marne est divisée en 23 cantons)

Guermantes est l’une des 20 communes de la Communauté d’Agglomération de Marne et Gondoire.

Guermantes fait partie du secteur III de Marne la Vallée, ville nouvelle dont EpaMarne conduit l’aménagement. 

Rues de Guermantes

Vous trouverez, ci-dessous, toutes les explications sur le nom des rues de la commune.

Détails

Pseudonyme d'Henri-Alban Fournier, né le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon dans le Cher et tué au combat le 22 septembre 1914 à Saint-Remy-la-Calonne, est un écrivain français, dont l’œuvre la plus célèbre est Le Grand Meaulnes.

André Gide est un écrivain français, né à Paris 6e le 22 novembre 1869. Il crée avec ses amis La Nouvelle Revue française dont il est le chef de file. La Symphonie pastorale est un roman écrit par André Gide entre février et novembre 1918 puis publié en 1919, qui traite du conflit entre la morale religieuse et les sentiments. Prix Nobel de littérature en 1947, et il se préoccupe dès lors de la publication intégrale de son Journal. Il meurt à Paris 7e le 19 février 1951.

André Dominique Thierry, fermier de la ferme du château, fut maire de Guermantes pendant 46 ans, de 1919 à mars 1965 ; il décède à Gouvernes le 8 juin 1965. Né le 28 juin 1888 à Brienon-sur-Armançon, combattant 1914/1918, il épouse Claudine Marie Leurin à Versailles le 3 avril 1920. Durant la seconde guerre mondiale, le château est réquisitionné par l'armée allemande. Le 20 août 1944, en représailles de l'assassinat d'un soldat, les Allemands décident de brûler le village et de fusiller des otages. Avec Madame Blanche Hottinguer ils s'y opposent ; cette dernière parlemente avec l'officier commandant et parvient à le faire renoncer à cet incendie, sauvant ainsi Guermantes de la destruction.

Nom de la grande galerie du château de Guermantes. Sa décoration fut l'œuvre de Robert de Cotte, premier architecte du Roi, qui s'est inspiré de la Galerie des Glaces à Versailles !

C'est en 1920 que Monsieur et Madame Maurice Hottinguer achètent le château de Guermantes, le sauvant du sort lamentable de bien des demeures historiques. En 1944 le domaine est menacé d'incendie, en représailles de l'assassinat d'un soldat allemand par la résistance. Il faudra la délicate médiation de Blanche Hottinguer pour éviter que Guermantes ne subisse le même sort que le château de Rentilly.

Historiquement en imprimerie, le blanchet désignait le feutre ou le drap que l’on mettait sur la feuille de papier avant la mise sous presse. Malgré la présence d’imprimeries à Lagny rien n’indique que le toponyme vienne de là. Il peut s’agir d’un patronyme honoré pour une raison ou une autre.

Bourau Porau est le nom, en 1783 sur le plan du territoire de la paroisse, d'un ancien chemin de Bussy-Saint-Georges allant de la Croix de Bussy au Génitoy. Sur un plan communal de Bussy-Saint-Georges de 1932 l'orthographe est transformée en Bouleau Courteau, en 1999 elle devient Bouleau Carreau. Il traverse le golf rejoignant la rue du même nom à Bussy-Saint-Georges.

Dans la mythologie grecque, Cassiopée est une reine éthiopienne, mère d'Andromède ; En astronomie : Cassiopée ou la Chaise est une constellation nommée d'après cette reine, elle est placée symétriquement à la Grande Ourse par rapport à l'étoile polaire.

Charles Baudelaire est un poète français. Né à Paris le 9 avril 1821, il occupe une place considérable parmi les poètes français pour un recueil certes bref mais qu’il aura façonné sa vie durant : Les Fleurs du mal. Il meurt à Paris le 31 août 1867.

Né le 7 janvier 1873 à Orléans et reste connu pour sa poésie et ses essais, notamment Notre Jeunesse (1910) ou L'Argent (1913), où il exprime ses préoccupations sociales et son rejet de l'âge moderne, où toutes les antiques vertus se sont altérées. Le noyau central et incandescent de toute son œuvre réside dans une profonde foi chrétienne qui ne se satisfaisait pas des conventions sociales de son époque. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Il est mort pour la France le 5 septembre 1914 à Villeroy.

Chevret est un nom de famille dérivé de chèvre, sobriquet d'une personne agile, leste. Cette rue existait déjà au début du XIXème siècle. (Plan Ternaux réalisé entre 1800 et 1830, BNF) En moyen-français un chevret désigne un chevreau. Un fromage de chèvre se nomme le chevret. Il y a une île Chevret dans l’estuaire de la Rance en Bretagne. Le patronyme Chevret est porté au début du 20ème siècle essentiellement dans les départements de l’Ain, du Rhône et de la Haute-Savoie, on en trouve également dans l’Orne et dans Paris. Aucun acte de naissance à ce nom en Seine-et-Marne à cette époque.

Sur le plan d’intendance de la paroisse de Guermantes à l’endroit où est cette allée aujourd’hui est noté : les clos. Sur le cadastre napoléonien de Conches (3e feuillet) figure un clos Charon à l’est du Parc des Cèdres, le long du chemin des Piats. En 1920 un M. Charron est propriétaire d’une terre à Bussy-Saint-Georges, lieudit « La grande-Pièce-du-Pavillon ». Le patronyme Charon est porté au début du 20ème siècle dans presque tous les départements de la moitié nord de la France. On compte 27 naissances en Seine-et-Marne entre 1891 et 1915 qui portent ce nom.

Parc de l’ancien château de Conches disparu aujourd’hui. Ce parc occupait le territoire du Val Guermantes à cheval sur les communes de Conches et de Guermantes. Le château lui-même se situait sur le bord de l'avenue Marcel Proust, devant la grange... du 17 et une partie du 19 de l'avenue.

Au sud du parc de l’ancien château, aujourd’hui le Val-Guermantes.

Le Pr Louis René, qui a présidé le conseil de l'ordre des médecins pendant cinq ans (1987-1992). Il a consacré sa vie à la chirurgie du rachis, ancien chef de service à l'hôpital de la Croix-Saint-Simon à Paris il habitait le presbytère de Guermantes. En 1992, en quittant l'Ordre, Louis René avait rejoint le comité d'éthique. Il est mort le 16 avril 1996 à 79 ans.

Le 27 décembre 1707, l’ordre est donné par le Conseil d’Etat du Roy pour la reconstruction de l’église et du presbytère par l’architecte Frère Romain. L’église est payée par Monsieur Paulin Pondre propriétaire du château de Guermantes. C’est Nicolas Paray maître-maçon qui est chargé de la construction de l’église. Les travaux sont terminés en 1712 où le maitre-autel est livré.

Écuyer, mort en 1397 et enterré dans l'église avec sa femme, était probablement le seigneur du lieu. Il était contemporain, et certainement parent, sans que nous sachions à quel degré, de Marie et d'Agnès La Boularde dont les tombes existent à Jossigny et à Bucy-Saint-Martin. Marie Lebacle de Meudon veuve de Jean de Sèvre épousa en secondes noces monseigneur Etienne Boulart, chevalier (vers 1350).

Emmanuel-Maurice Pondre, seigneur de Guermante est également comte de Fleurange. Il est l’époux de Louise-Marthe de Tissart de Rouvre. François 1er adoube de sa propre main en 1515 son compagnon de jeux puis d’armes, Robert III de La Marck ; ce dernier fonde la branche Florange-Lorraine.

Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne, né le 16 avril 1646 à Paris et mort le 11 mai 1708 à Marly-le-Roi, est un architecte français. Il fut Premier architecte du roi Louis XIV et surintendant des Bâtiments du roi. Il est le petit-neveu de l'architecte François Mansart.

Les Hermières est un lieu-dit de la commune de Gouvernes. Le toponyme est également présent sur Bailly-Romainvilliers, Esbly et Favières. L'abbaye Saint-Nicolas d'Hermières de l'ordre des Prémontrés, abbaye royale fondée en 1160, disparue aujourd’hui était située dans la forêt de Crécy sur l’actuel territoire de la commune de Favières. On peut penser que cette abbaye a eu tenure de fiefs sur les territoires des communes de Bailly-Romainvilliers, Esbly, Gouvernes et Guermantes… d’autant qu’au 12ème siècle des membres de la puissante famille de Garlande étaient seigneurs de Conches (Jean) et de Favières (Guy).

Jean-Baptiste Huet est un peintre français, né à Paris le 15 octobre 1745. Il est membre de l'Académie de Saint-Luc. Elève de Jean-Baptiste Leprince il excelle dans les représentations de la nature. Animaux, fleurs, décors champêtres, bergers et bergères, il maîtrisait tout ce qui fera la gloire de la manufacture de Jouy-en-Josas, il dessina pour elle de 1783 jusqu'à sa mort à Paris le 27 août 1811.

Jean de Brie, dit le Bon Berger, né vers 1340 ou 1349 à Villiers-sur-Rognon, hameau d'Aulnoy, et mort après 1380, est l'auteur d'un traité sur l’élevage des ovins, rédigé à la demande du roi de France Charles V le Sage, et publié en 1379. Le propriétaire de Messy, Messire Matthieu de Pontmolain, seigneur de Tueil et conseiller du roi au parlement de Paris, le remarqua et le désigna pour remplir l’office d’intendant du domaine de l’hôtel de Messy. Il partit alors pour Paris en qualité d’intendant de Messire Arnoul de Grand-Pont, trésorier de la Sainte Chapelle, ses moments de loisirs lui permirent d’étudier et 14 ans plus tard au décès de son maître, il entra au service de Messire Jehan de Hetomesnil, conseiller du roi, maître des requestes et chanoine de la Sainte Chapelle. Personnage mystérieux, Jean de Brie semble être plus qu’un simple berger mais bien un érudit, capable de citer les auteurs latins et dont les références principales pour la rédaction de son ouvrage sont Aristote et saint Thomas d’Aquin. Certains historiens l’identifient comme un administrateur de la cour de Charles V et théoricien de l’élevage des ovins.

Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont (1846-1870) est un écrivain français considéré comme un précurseur de la révolution littéraire du XXème siècle. Il commença ses études chez les jésuites à Montévidéo, avant d’être envoyé en France. Il se fixe à Paris en 1867. Ce fut un exceptionnel créateur de métaphores. Le choix de son pseudonyme réside probablement sur un jeu de mot qui marque sa nostalgie pour l’Uruguay, "L'autre est à Mont..." (Montevideo).

André Le Nôtre ou André Le Nostre, (1613-1700) fut jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700 et eut notamment pour tâche de concevoir l'aménagement du parc et des jardins du château de Versailles, mais aussi de celui de Vaux-le-Vicomte (pour Nicolas Fouquet), Chantilly (pour le Prince de Condé) et Guermantes (pour Pondre).

De très vieux arbres creux étaient l’objet d’un culte populaire, en plaçant une statuette de la Vierge dans la niche de ces arbres on transformait le culte dédié à l’arbre ou la divinité sylvestre, en un culte à la vierge.

C’était le parc du château de Conches, le parc de Conches, aujourd’hui le Val-Guermantes.

La Gondoire est un cours d'eau, affluent gauche de la Marne, donc sous-affluent de la Seine, et qui coule sur les communes de Jossigny, Chanteloup, Conches, Gouvernes, Saint-Thibault-des-Vignes et Torcy (confluence). Le rû Gondoire est formé des rûs des Gassets et Sainte-Genevièves qui se rejoignent dans la pièce d’eau du château de Fontenelles parfois nommés les Gondoires.

Le dictionnaire topographique du département de Seine-et-Marne donne comme origine du toponyme Lilandry : l’île Andry… à Guermantes point de rivière et donc point d’île ! Alors pourquoi ce toponyme ? Il faut allez sur les communes de Coutevroult et de Bailly-Romainvilliers pour trouver un peu d’histoire de ce nom. Au début du 17ème siècle les bâtiments des fermes de Bailly et de Lilandry appartenant à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés étaient en ruines et demandaient à être restaurés. Pour éviter de l'aire des dépenses inutiles, les religieux décidèrent d'unir les deux domaines et de bâtir seulement à Lilandry (21 juillet 1651). Malgré cela la déclaration de 1790 désigne séparément les biens de Bailly et de Lilandry. Mais pourquoi ce nom "Île-Landry" pour une région qui n'est pas côtière et qui n'a rien de maritime :

– Landrici, Lieulendri, l’isle Andry, l’isle André dans Dictionnaire topographique de Seine-et-Marne – La première orthographe connue Landrici se rapporte à saint Landry (Saint Landry fut évêque de Paris au VIIe siècle.) La seconde Lieulendri est une déformation de loco Landrici – redonnons à Landry ce qui a été attribué à tort à Andry. Landry était un prénom donné au moyen âge ; Lilandry désignait les terres et les bois d’un certain sieur Landry ou qui dépendait  d’une chapelle dédié à Saint-Landry.

Dans une annonce de vente de la ferme de Roquemont sur le Journal de Seine-et-Marne du 22 mai 1920 il est fait mention d’une terre, lieudit « Les Lilandry ou le Petit-Sillon-de-Guermantes » et d’une autre « Les Lilandry ou le Bout-des-Clos »

Une madeleine de Proust est toute chose qui replonge une personne dans son enfance, tout comme l'odeur des madeleines le faisait avec Marcel Proust. L'expression est inspirée d’un passage du livre "Du côté de chez Swann", le premier tome de "A la Recherche du Temps Perdu" écrit par Marcel Proust. Avant de devenir madeleine, la célèbre mouillette fut d'abord du pain grillé recouvert de miel, puis une biscotte. Ce que révèle l'examen de trois versions successives trouvées dans des carnets de 1907/1908 réapparus en 2015. Ces trois versions n'ont jamais été soumises à aucun lecteur jusqu'à leur réapparition. À l'époque de ces carnets, Proust est encore, et cela durera encore quelques années, dans une phase de brouillons, qu'il ne montre à personne, et surtout pas à un éditeur éventuel.

Un des toponymes qui étaient fréquemment donnés à la rue qui menait au cimetière. Les morts étaient de mauvais voisins.

Pierre Paul Mérelle est un peintre actif à Paris au XVIIIème siècle. Pierre-Paul Mérelle fut professeur, conseiller et recteur de l'Académie de Saint Luc, où il exposa de 1751 à 1754. Son fils Pierre Mérelle (1713 - 1782) fut également peintre et membre de l’Académie de Saint-Luc. Ce dernier collectionnait les estampes, un catalogue de ventes de 421 lots a été publié après sa mort pour une vente le 27 janvier 1783.

Saule est un toponyme se référant à un terme générique qui désigne aussi bien diverses variétés d’arbres comme le saule Marsault, le saule blanc que plusieurs variétés d’arbrisseaux utilisés par les vanniers pour confectionner différents objets. Il y a un moulin de la Sault à Deuil sur la commune de Gouvernes. Le toponyme Sault dérive de saule.

Les grives font leurs nids fort artistement, de vrais petits chefs d’œuvre. Le revêtement extérieur est fait d’un entrelacs de mousse, paille et feuilles. L’intérieur est tapissé comme d'un carton composé de boue mouillée de salive, battue, renforcée de petites racines.

Né à Villeneuve-sur-Fère (Aisne), le 6 août 1868. Ayant passé les premières années de sa vie en Champagne, Paul Claudel fut d’abord à l’école chez les sœurs, puis au lycée de Bar-le-Duc, avant d’entrer au lycée Louis-le-Grand en 1882, date à laquelle ses parents s’établirent à Paris. A quinze ans il écrivait son premier essai dramatique : L’Endormie, puis, dans les années 90, ses premiers drames symbolistes (Tête d’Or, La Ville). Mais c’est l’année 1886 qui allait se révéler décisive pour le jeune Claudel, par sa rencontre avec la foi en Dieu, lors d’une fulgurante conversion, la nuit de Noël à Notre-Dame. Parallèlement à ses activités d’écrivain, Paul Claudel devait mener pendant près de quarante ans une carrière de diplomate. Reçu en 1890 au petit concours des Affaires étrangères, il fut nommé en 1893 consul suppléant à New York, puis gérant du consulat de Boston en 1894. De la Chine (1895-1909) à Copenhague (1920), en passant par Prague, Francfort, Hambourg (où il se trouvait au moment de la déclaration de guerre) et Rio de Janeiro, ses fonctions le conduisirent à parcourir le monde. C’est au titre d’ambassadeur de France qu’il séjourna à Tokyo (1922-1928), Washington (1928-1933), et enfin à Bruxelles, où il devait achever sa carrière en 1936. Son œuvre est empreinte d’un lyrisme puissant où s’exprime son christianisme. C’est à la Bible qu’il emprunte sa matière préférée : le verset dont il use autant dans sa poésie (Cinq grandes Odes), ses traités philosophico-poétiques (Connaissance de l’Est, Art poétique) que dans son théâtre (Partage du Midi). Œuvres de maturité, la trilogie dramatique : L’Otage — Le Pain dur — Le Père humilié, puis L’Annonce faite à Marie, et enfin Le Soulier de satin, son œuvre capitale, devaient lui apporter une gloire méritée. Le Soulier de satin, pièce épique et lyrique à la fois, où convergent tous les thèmes claudéliens, et d’une longueur inhabituelle pour la scène, fut représentée à la Comédie française pendant l’Occupation. Mais nul n’en tint rigueur à Claudel, pas plus que de son Ode au maréchal Pétain, car là aussi sa conversion fut rapide. Il devait être, onze ans plus tard, élu à l’Académie française, sans concurrent, le 4 avril 1946, à presque quatre-vingts ans, « l’âge de la puberté académique » comme il se plaisait à dire, par 24 voix au fauteuil de Louis Gillet. Il n’avait effectué aucune des visites rituelles, pas plus qu’il n’avait fait acte de candidature. On lui doit un mot resté célèbre, la première fois qu’il participa à un vote académique : « Mais c’est très amusant, ces élections : on devrait en faire plus souvent ! ». François Mauriac, qui le reçut le 13 mars 1947, a consacré à Claudel académicien plusieurs pages de son Bloc-notes : « Et qui dira le splendide isolement de Claudel ? Booz dont le socle est fait de gerbes accumulées, avec Dieu à portée de sa voix, mais aucune rose à ses pieds, seulement ces grains de sable que nous sommes… ». Mort le 23 février 1955.

Nom francisé de Raffaello Sanzio, est un peintre et architecte italien de la Renaissance né le 6 avril 1483 à Urbino et mort le 6 avril 1520 à Rome.

Robert de Cotte était un architecte français (1656-1735). Il fut l'un des grands architectes français dans la lignée des Mansart (il sera l'élève de Jules Hardouin-Mansart, avant de devenir son beau-frère en épousant la sœur de sa femme, Catherine Bodin, et son principal collaborateur). Architecte du Roy  en 1689, premier architecte du Roy en 1708. Il collabore  avec Hardouin-Mansart aux châteaux de Versailles, Saint-Germain, Marly, il termine l’église des Invalides et de la chapelle de Versailles et élève le palais de Rohan à Strasbourg. A partir de 1699 il est Surintendant des Bâtiments du Roy. Le 26 mai 1707 il visite avec André Perrault architecte du Roy, l’église de Guermantes à la demande du Cardinal Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris, « afin de voir s’il était possible de la raccommoder pour éviter la prochaine ruine dont elle était menacée » ; ce qui ayant été fait par eux, ils auraient rapporté qu’il n’était pas possible de la raccommoder, « attendu que tous les fondements des mus étaient très mauvais et prêts à s’écrouler de toute part ».

Il aménage les escaliers intérieurs du Château dans un style moderne. La BNF possède des plans du château de Guermantes dans un fond nommé Des18Cotte3 :

Une clairière dans le parc du château de Guermantes porte ce nom.

Charles Swann est un personnage d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Charles Haas, fondé de pouvoir chez MM. de Rothschild Frères qui a été l'amant de Sarah Bernhardt, est explicitement l’un des modèles retenus par l’écrivain pour forger ce personnage. Dandy roux aux yeux verts, portant la moustache et un monocle discret et élégant, grand connaisseur dans le domaine de l'art, fin causeur, Swann est l'exemple même de l’homme distingué, qui ne se vante jamais de ses relations ; c’est pourtant un ami intime du prince de Galles. Il est également un voisin et ami des parents du narrateur dans leur villégiature de Combray. Le narrateur, d'abord admiratif, verra plus tard en lui le type de l'esthète, du dilettante qui n'a qu'un rapport érudit et stérile avec la création artistique. Swann habite dans sa jeunesse un hôtel quai d’Orléans à Paris (dans l'île Saint-Louis), à l’époque où il rencontre Odette de Crécy. Séduit, il en tombe amoureux (le récit de leur histoire constitue le long chapitre « Un amour de Swann » dans Du côté de chez Swann). Après leur mariage, ils s’installent avenue des Acacias, et ont une fille, Gilberte, dont le narrateur s'éprendra. Mais rapidement Swann prend conscience qu’Odette n'est pas faite pour lui. Il dira à la fin d’Un amour de Swann : « Dire que j'ai gâché des années de ma vie, que j'ai voulu mourir, que j'ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre ! » La jalousie que Swann développe vis-à-vis d'Odette préfigure explicitement celle du narrateur envers Albertine dans La Prisonnière et Albertine disparue.

Thibaud, Thibaut ou Thibault de Champagne : les 3 orthographes sont reconnues car il vivait à une époque où l'orthographe n'avait pas grande importance ; cependant Thibaud est plus souvent utilisé. De quel Thibaud de Champagne s’agit-il ? Thibaud 1er, Thibaud II, Thibaud III ou Thibaud IV ? Thibaud 1er de Champagne (ou Thibaud III de Blois) (1019-1089) hérite en 1037 du comté de Blois et de quelques terres champenoises dont, en particulier, Provins. Il est fils d’Eudes II de Blois, Le Champenois, et d’Ermengarde d'Auvergne. Thibaud II de Champagne (ou Thibaud IV de Blois le Grand) (v 1090/1095-1152), fut comte de Blois, de Chartres et de Châteaudun, comte de Meaux, de Troyes et de Champagne (1125-1152) et seigneur de Sancerre (1102-1151). Il est petit-fils de Thibaud 1er et fils du comte Etienne-Henri. Thibaud III de Champagne (1179,1201) il est le fils cadet d'Henri Ier de Champagne et de Marie de France, marié en 1199 à Blanche de Navarre (v. 1175-1229) Thibaud IV de Champagne (1201-1253), dit « Thibaud le Posthume » puis « Thibaud le Chansonnier » (1201-1253), est le plus connu des comtes de Champagne. Il représente l’archétype du seigneur médiéval : preux chevalier et gentilhomme poète. Il est comte de Champagne de 1201 à 1253 (sous le nom de Thibaud IV), et roi de Navarre de 1234 à 1253 (sous le nom de Thibaud Ier de Navarre). Thibaud V de Champagne (ou Thibaud II de Navarre, roi de Navarre) (1239-1270) est le fils du précédent

Les van Loo sont une dynastie de peintres français des XVIIème siècle et XVIIIème siècle, d'origine néerlandaise, installés en France au XVIIème siècle :  Le premier du nom est Jacob van Loo (1614-1670), peintre de scènes bibliques, mythologiques et de genre, et portraitiste. Deux de ses fils seront peintres : Jean (1654-1700), et Louis-Abraham (1652-1712), peintre d'histoire. Jean n’a pas descendant peintre ; deux des fils de Louis sont peintres : Jean-Baptiste (1684-1745), et Charles André dit Carle (1705-1765).  Jean-Baptiste a eu trois fils peintres : Louis Michel (1707-1771) ; François (1708-1732) ; Charles Amédée Philippe (1719-1795). Charles André a eu un fils peintre Jules-César-Denis van Loo (1743-1821) qui clôt la dynastie. On connait deux tableaux de van Loo qui décoraient le château de Guermantes :

1 - Portrait de Louis XV par Van Loo  dans le salon du roi, il a été restauré en 1950. On connait de nombreux portraits de Louis XV réalisés par les van Loo (Louis Michel, Carle…) ainsi que de nombreuses copies intégrales et des répliques partielles, peintes en partie par les seconds et les élèves des van Loo.  Quel était celui qui était à Guermantes ?

2 - Portrait de René-Charles de Maupeau par Louis Michel van Loo, acquis à Drouot en 1962 a été restauré en 1967

« La Borne-Bretelle ou Butte-du-Gazon » (cadastré section A, n°277, 27 ares 11 centiare)

« Le Noyer Notre-Dame »

« La Pelle-à-Four » (cadastre section A, n° 273, 321 et 322A)

« A-la-Loquin » (cadastre section A, n°345et 345bis)

« La Rue-Chevrée » (cadastre section A, n°347)

« Aux Vannes » (cadastre section A, n°361,361bis et 362)

« Le Chemin-des-Dunes » (cadastre section A, n°369,360)

« la Ruelle-des-Sœurs » (cadastre section A, n°86r)

« La rue des Clos » (cadastre section A, n°376A)

« Sur les Clos-de-Guermantes » (cadastre section A, n°353)

« Le Cimetière-au-dessous-le-Parc-de-Conches » (cadastre section A, n°329 et 303P)

« Les Six-Arpents » ou « Le Clos-des-Barres » ou « La Croix-Rouge » (cadastre section A, n°327 bis, 327P et  321A)

Merci à M. Yves MOSSER pour ses recherches.